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Et si une hirondelle faisait le printemps ? Les Verts de Sèvres nous en donne une lecture ... instructive ! Les Verts ne sont pas à un complexe près. Selon Luc Blanchard (le chef de file du groupe des deux élus Verts au conseil municipal), leur représentativité aurait explosé ces dernières semaines, saluant « Les Verts, qui ont rassemblés 11% des électeurs sévriens au premier tour des municipales de 2008, puis 26% aux Européennes». Notre élu local a tôt fait de s'attribuer ce résultat, contestant dès lors sa légitimité à un PS dégénérescent, et qui tire, lui, ses revendications du dernier scrutin local (municipales et cantonales) où il pouvait encore s'enorgueillir d'intéresser un peu plus de 20% de l'électorat.
Au Top 50 de la représentativité, les places sont chères...et fluctuent. Et les Verts entendent reprendre des points. Frédéric Puzin, ex-conseiller Vert d'opposition, toujours subtil dans ses analyses, finit de tirer à boulet rouge (!) sur ses anciens nouveaux amis. Et d'une charge pour le PS : « si les verts se stabilisaient au dessus des scores socialistes ce ne pourrait qu'être bon pour la planète et aussi pour Sèvres », et une autre pour le Modem : « (il) obtient 8,31% des voix. C'est encore beaucoup. » Les alliances d'hier s'effritent. Et si les Sévriens avaient pu être séduits par ce trio inattendu, que d'aucun prédisaient improbable, la réalité leur démontre ce qu'auraient pu apporter à l'intérêt colectif des alliés aussi disparates. Les verts pourront-ils chanter plus d'un été ? Attention à ne pas faire comme la grenouille qui voulait être aussi grosse que le bœuf...
Jean Delafond-Taisne |