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Les élections européennes à peine terminées, ce sont les grandes manoeuvres des élections régionales qui commencent. Si à droite les choses sont (presque) claires avec la candidature de Valérie Pécresse, à gauche, les résultats des européennes vont susciter le débat et, surtout, d'âpres négociations entre un PS affaibli en mal de chef de file, des Verts qui ont triplé de volume malgré l'absence de "lider massimo", une extrême gauche fidèle à elle-même, éparpillée entre chapelles idéologiques qui peine à retrouver des bases stables, et, enfin, un MoDem qui voudrait bien, mais qui peut de moins en moins, jouer un rôle central.
Quoi que les Verts feignent de croire, le PS reste au centre du jeu à gauche. C'est en effet le PS qui dispose du plus grand nombre de députés, de sénateurs et d'élus locaux dont notamment les conseillers régionaux. La composition des futures listes régionales ne sera pas simple : comment agréger simultanément au PS, les Verts, la gauche radicale et le MoDem ? Même si les états majors politiques sont rodés à cet exercice, le danger vient de la surenchère à laquelle ne manqueront pas de se livrer les différentes factions pour constituer une hypothétique majorité. On en connaît les effets : l'immobilisme et la gabegie.
Dès à présent, les Verts se placent comme le partenaire incontournable des socialistes ; nécessaire certes mais pas suffisant ! Vers où porter ensuite son regard ? l'ultra-gauche qui rêve encore de "Grand Soir" ou le centre gauche du MoDem qui déclare sont attachement à la sociale démocratie ? L'un exclura l'autre et sapera les chances d'une coalition de la gauche.
Si on se rappelle la campagne, pendant que l'UMP vendait le bilan de la présidence française de l'Union, le PS tapait sur l'UMP et le président de la République qui était la cible privilégiée du MoDem au détriment de l'Europe que les Verts défendaient en attaquant le MoDem. Force est de constater que les partis de gauche se sont tous trompés d'adversaire, chacun pour ce qui le concerne : le pire adversaire de la gauche, c'est elle-même.
Les premiers effets sévriens de ces résultats un peu inattendus sont probablement la recomposition (à moins qu'il ne s'agisse de la décomposition) du groupe du MoDem au Conseil municipal.
En somme les élections ne sont nullement un jeu ! Et en plus, la somme peut être négative.
Osomashi |