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Le Nouveau Parti Anticapitaliste : une vraie idéologie d'extrême gauche Derrière sa gouaille et son visage sympathique de titi parisien, Olivier Besancenot cache un révolutionnaire pur et dur. Ne vous fiez pas à ce facteur soit disant proche du peuple qui souffre mais qui préfère distribuer le courrier à Neuilly, ou les rues sont sûres et les étrennes confortables, plutôt que d'exercer son métier dans les banlieues difficiles.
En décidant de dissoudre la « Ligue Communiste Révolutionnaire » pour créer le « Nouveau Parti anticapitalistique » (NPA), Besancenot lève un coin du voile sur son programme : suppression du Sénat, rotation obligatoire des mandats (pour éviter que des liens de proximité ne s'installent), moins de pouvoir pour le chef de l'Etat, référendum sur les grandes décisions, nationalisation des grands moyens de production, ponction de 100 milliards par an sur les entreprises, le NPA veut aussi créer un monopole public sur les besoins fondamentaux (qui définit ces besoins fondamentaux pour les autres ?).
Toutes ces idées ont déjà été expérimentées ... au XIXème siècle ; nous avons vu qu'elles conduisent à un appauvrissement général des pays, à des dictatures, des goulags ou des massacres au nom d'un supposé intérêt général. Aujourd'hui en France les tenants de Besancenot sont une poignée, mais ce sont des activistes organisés et fanatisés qui sévissent surtout à la SNCF, avec le syndicat SUD rail, lequel avec moins de 1000 adhérents pourrit la vie des usagers avec des grèves à répétition de moins d'une heure pour ne pas perdre de salaire. Ce sont eux aussi qui, dans l'enseignements avec des idées directement sorties de l'utopie trotskyste soixantehuitarde, s'évertuent depuis des décennies par la manipulation à bloquer toutes les réformes, même les plus indispensables.
Le manque de crédibilité du Parti Socialiste laisse de la place à Besancenot qui a bien appris ses leçons de démagogie et qui connaît l'art d'utiliser les médias. Alors attention Danger !
Rolande Sarinelli |